Mercredi 30 septembre 2009

"Les choses n'arrivent jamais jusqu'au jour ou elles arrivent."
Cette phrase est a première vue dénuée de sens. Effectivement tant que ce n'est pas arrivé, ben euh... ce n'est pas arrivé quoi. Et pourtant.
Je me souviens du non récurrent, du rejet profond qui se mêlait à l'envie. De l'indécision qui a faillit me tuer, du peut être qui restait précaire, loin, flou.
Les choses se sont jouées à la dernière seconde de la dernière  minutes de la dernière heure. Le oui, la certitude, 10 minutes à peine avant le moment M alors que tout s'esquissait pourtant depuis si longtemps. Je ne pensais pas que ça arriverait, et pourtant je revois ses bras et ses cheveux mouillés. Je me rappelle ses deux grandes jambes et son sourire brulant. C'était il y a un an, ensuite les choses ont évolué. Tout est différent aujourd'hui, ce sourire qui a bien souvent faillit me tuer n'est plus qu'un joli souvenir, loin loin dans le temps.
Aucun manque ce soir, aucun regret, les choses sont en ordres, retour à  la normale.

Un an est passé, je regarde ce que j'ai, je suis contente, je ne pouvais pas mieux tomber. Et pourtant ce soir ça fera un an, un an après cette soirée de tout pour le tout. Cette soirée avant laquelle rien n'était arrivé et tout est tombé d'un coup. Ca n'a pas changé ma vie, loin s'en faut. Y a eu plus fort depuis. Mais ça, cette odeur, ce souffle, cette peau, mérite que l'on s'attarde, que l'on se souvienne, qu'on y consacre quelques phrases.

Un an ce soir, soir de fête pour certain, soir ordinaire pour moi.

Je voulais te parler de mon roman qui est enfin publié, de spontex, de Stéphane Guillon, des tsunamis divers et variés et puis non... Des lignes éparses, un grand merci, à lui, à moi, oui surtout à moi, de ne pas m'être refusé ce plaisir au nom de je ne sais quoi. Alors cet article inutile je me le dédicace. Hop, on est fou en Hollande!

Par Shloé - Publié dans : Holland, Amsterdam, lalalalala - Communauté : Vive le désordre !
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Lundi 7 septembre 2009
Bon je vais arrêter de me plaindre deux secondes.
Je ne suis toujours pas un écrivain reconnue ou une icone fashion anglaise ultra riche à la Pixie Geldoff mais je ne suis pas à la rue comme un vieux chien pouilleux non plus.

Cela dit y a quand même un certains nombre de choses qui me feraient plaisir:

- Que le chauffeur de bus apprenne à conduire. Je sais pas lui mais moi je ne suis pas une héroine de film d'action.
- Que le train Paris Nord- Amsterdam ne soit pas systématiquement en retard de 1 heure. Pour le coup ce serait bien que le conducteur de train prenne exemple sur son collègue conducteur de bus et soit champion en appuyant sur le champignon.
- Que le visage de mon amoureux soit continuellement glabre et soyeux sans que j'ai besoin de me corrompre en le suppliant à genoux de se raser.
- Qu'à ce propos je me réveille demain matin en étant Trilingue Français, Hollandais et Anglais.
- Que ma maison se range toute seule, de préférence pendant que je me tappe ma petite sieste dominicale.
- Que mon entreprise rende obligatoire la dite sieste pendant la semaine.
- Je veux bien un lit double pour faire la dite (bis) sieste au sein de ma compagnie. Je bosse avec mon amoureux.
- D'ailleurs je voudrais bien un sac dans lequel je puisse caser l'homme pour pouvoir le sortir dês que j'ai envie de dormir.
- Que les bébés hérissons et autres lapins cessent de se jeter sous les voitures de ma résidence.
- Dans le même esprit, que les petits escargots gentils arrêtent de faire harakiri sous mes chaussures quand je rentre en pleine nuit sous la pluie.
- Que le mec qui a passé sa nuit à picoler et fumer ne s'endorme pas la bouche overte à coté de moi dans le train.
- Surtout que le voyage durait 4 heures.
- Qu'au bord de la mer du Nord il fasse 35 degré avec l'eau à 26. Je n'ai pas l'intention de me baigner, je ne sais pas nager, c'est juste que ma meilleure se tire aux Antilles et je veux rivaliser.
- Une petite augmentation de 2000 euros pour que je puisse enfin m'habiller décemment.


Euh... Comme dirait la voix, c'est tout pour le mom
ent.
Par Shloé - Publié dans : Chloé contre le monde entier - Communauté : communauté de l'âne Ô
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Jeudi 20 août 2009

Au départ l'article devait être construit de la façon suivante: Dans un premier temps j'introduisais la situation d'un ton distant, un peu moqueur, un peu marrant, je racontais des histoires de poilus bruyants mais attachants qui trainent dans vos pattes et vous ronflent dans les oreilles alors que vous voulez dormir. J'aurais forcé le trait, il se serait mis ici à ronfler pour de vrai, à faire encore plus de bruit et de mouvements, pour que ce soit plus amusant. J'aurais mis en scènes la rencontre, je t'aurais fait le coup de la fille blasée qui n'avait rien demandé à personne et qui acceptait bravement la situation par pur altruisme.
Dans un second temps je t'aurais tenu une liste non exhaustive de toutes les choses que j'ai constaté depuis que j'en suis. Je serais restée distante, objective, pragmatique, j'aurais trouvé d'habiles formules pour te décrire la situation, j'aurais suivi la mode de la description amoureuse humoristique, permettant de faire ricaner les filles en couple et soulager celles qui ne le sont pas. Ca aurait été quelque chose ma liste! Ah ouais, je te le dis... Mais j'y arrive pas. J'ai tourné l'introduction dans tous les sens, j'ai essayé d'évoquer la rencontre sans rentrer dans les détails afin de préserver l'anonymat du mec qui a eu la folie de me désigner comme partenaire officielle, j'ai fait deux trois blagues qui sont tombées à plat, j'ai essayé de décrire rapidement le sentiment actuel, mais rien à faire, je bloque. Je ne sais pas quoi dire, mes phrases sonnent creux, mes mots s'enchainent et sont pourtant vide de sens, ils ne dégagent ni couleur ni reflet, ce ne sont que des lettres ennuyeuses à assembler. Je sêche, je reste la bouche ouverte et rien ne sors. Les mots ne viennent jamais facilement quand il s'agit de parler de ça, je relate des faits, le reste je ne sais pas quoi dire. Ce n'est pourtant pas une douleur paralysante qui me coupe la parole, ni même le bonheur brulant. Je croyais simplement que lorsque la chose se produirait pour moi des milliers de colombes s'envoleraient dans le ciel, les anges joueraient de la trompette devant ma porte et le soleil ne quitterait plus jamais le ciel. Je pensais pouvoir me servir de ça pour écrire des tas de choses droles, bouillantes, et en fait il n'y a rien à dire, rien à raconter qui pourrait sonner juste... Dans un futur pas si lointain je recommencerai à te parler de l'intolérable solitude, de l'ennui récurant, de la loose perpétuelle, mais en fait d'article je vais simplement te poster la chanson d'ou est tiré cette phrase:

" On n'écrit pas qu'on ne manque de rien, qu'on est heureux que tout va bien."


Par Shloé - Publié dans : Chloé contre le monde entier - Communauté : bons à rien mauvais en tout
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Vendredi 14 août 2009




Je suis rentrée dans la maison de Satan il y a un an maintenant, le présentateur l'avais bien dit: c'est que du bonheur.
Sur le coup c'est vrai que c'était pas désagréable, un peu pesant, parfois inquiétant, mais dans l'ensemble assez rigolo, il y avait le wild guy et son sourire démoniaque, les errances sans fins tout là haut et l'apprentissage de la déconnade totale.
Puis, au coeur de l'automne, après 12 semaines de jeu, on a été nominé .si vous souhaitez voir rester Shlo, Wild guy et Blasian tappez 1, si vous souhaitez les voir quitter l'aventure, tappez 2.
Le publique à choisi, alors on s'est retrouvé dehors et ça a tourné à la débandade.
Après c'est que du bonheur, il suffit de s'accrocher. J'ai joué à la sea weed sur le canapé du sud, s'en est suivi ce qui s'en est suivi... Les premières semaines suivant cette sortie n'ont pas été les plus reposantes, après trois mois d'opulance confortable on goute au dépouillement et à la pauvreté. Mais c'est hors du loft que l'on se construit durablement... La compagnie du diable et ses projecteurs n'était qu'un point de départ.
Puis la question se pose : "Je n'ai plus rien, ni amour, ni maison, ni travail, dois je rester? Et pourquoi?". Il n'y a aucune réponse plausible, juste l'envie de rester encore un peu, parceque là, en effet, on est le nez dans la merde, mais on sent que le tour n'a pas été fait. Et rentrer chez sa mère après seulement 3 mois, quel échec cuisant!
Quelques jours plus tard, je suis entrée à l'institut international de la masturbation ou je suis encore. L'endroit s'est révélé plein de surprises, notamment Néerlandaises, on y reviendra, à ce moment la Hollande parait Anglaise et squatte la salle fumeur en faisant la gueule. Point. Moi je m'emmerde là haut, les space cakes et les imitations de Bob l'éponge parviennent à me garder éveillée, mais je sens que ça ne durera pas. L'ennuie est cuisant, au deuxième étage comme au bout de la ligne de tram. C'est l'hiver, les artères de ma rue sont glacées, au dehors, tout semble mort, Alexandre manque de perdre un doigt, c'est le nouvel an, c'est intense, il est possible que je l'aime. On verra plus tard.
2009 surgit un beau soir, il est minuit, on s'embrasse, on est défoncés. Ensuite il fait encore plus froid, mais ce n'est pas grave parce que dans une semaine j'irais vivre dans la grosse maison confortable à l'autre bout de la ville. Le temps est à la neige mais on s'en fiche on rigole bien, le salon est éclairé, les colocataires connus et marrant.
Le manager veut me transférer à un autre étage, une semaine ou deux pour soutenir une équipe qui manque de Français. Le jour se lève enfin, les gens sont jeunes, droles et l'Anglais de la salle de pause fait parti de la petite bande. Je ne veux plus partir. Je ne pars pas. Je reste, j'aime mon job, c'est pas le truc le plus excitant du monde, mais on se marre bien, y a ma dream team air force pioupiou et le Dutch de devant qui commence à sortir le bout de son nez, parce que bien sur il n'est pas Anglais mais Hollandais. Pas grave, on se parle un peu, peut être que... Et puis non... parce qu'ensuite on passe à l'age adulte et c'est le gouffre, t'as pas idée, c'est les larmes, la suffocation, l'incompréhension totale, cette histoire qui avait l'air si prometteuse aux premières lueurs de Janvier se fond dans l'horizon et m'échappe. Rapide mais efficace, je m'enlise dans la douleur. Cette fois ci je ne m'en sortirais pas, je ne le veux même pas. La Hollande me regarde de loin, mais avec plus d'insistance, je n'y prête pas attention, trop concentrée sur cette France de merde qui bientot me tuera. Je l'aime . Deuxième fois en sept mois que j'aime. Visiblement j'ai le palpitant fonctionnel, moi qui avait le bulbe si sec lorsque j'étais à Paris. J'ai mal, je patauge, j'espère, je cours, rien d'autre n'existe. Je ne sais pas ce qui c'est passé à ce moment là, il parait qu'on est allés à Berlin, il parait qu'on est allés à Texel, il parait même qu'on est allés à Paris.
La course est longue, fatigante, laborieuse, je ne peux plus, je n'ai plus de force, ça ne va pas mal, je ne vais peut être pas mourir, mais c'est simplement parce que un jour c'est sur...  Et puis soudain c'est le printemps, il fait beau, l'air sent bon, on grimpe sur des vélos, on se ballade en ville, on va au bar à coté du boulot et un soir, sans m'en rendre compte, je fais un premier pas vers la sortie de secours. Quelques autres la semaine suivante et encore celles qui suivent, on va à la mer, on fait du cerf volant, on se drogue un peu, il refait afreusement hystériquement mal, pour plein de gens, on gagne la bouteille de champagne, on soutient, on regarde la Hollande qui est toujours là et qui se rapproche encore et encore,  y a encore du vélo à Vondel Park, au bord de la mer, dans les dunes. On sort d'Amsterdam pour aller voir la forêt, la plage et le village de ton enfance, on squatte le Noord Holland, de plus en plus. Un soir c'est enfin l'été,  il y a une piscine devant le petit supermarché, plus personne ne parle français, pas même Toi. Car il est l'heure du troisième Toi, passé en quelques mois et beaucoup d'aventures, d'Anglais cute de la salle fumeur à Toi, tout simplement. Les fantomes nous hantent encore, on dirait moins, Amsterdam est un lointain souvenir lorsque vient le week end, la langue française disparait, on en rencontre d'autres qui nous disent vous, on entrevoit les prémices d'un truc qui pourrait... Le second Toi n'est plus qu'une vague de fumée qui flotte au loin, ne reste que les souvenirs un peu amers, les copains parlent de moins en moins ma langue, les conversations pour savoir qui a dit quoi et qui a flashé sur qui avec la fille d'à coté se font en Anglais, mais finalement c'est la même chose. Je suppose qu'on reste humains avant tout et puis soudain ça fait un an.
Un an et je ne sais pas si beaucoup de choses ont changé ou au contraire si tout reste constant. Je ne sais pas si je resterai ici, je ne sais pas si les choses resteront comme elles sont, je ne sais pas comment ça se passera entre toi et moi, je ne sais pas si je rêve vraiment d'Angleterre, d'Australie ou si c'est un leur, je n'ai jamais su de toutes façons, c'est ce qui rend les choses si faciles.
Je ne savais pas que je tiendrais 12 mois, et que mieux encore 12 mois en avant il y aurait ça. Mais comme je t'ai toujours dit, je ne sais pas, je n'ai jamais su et je ne saurais jamais.
SO, HOLLAND, 1 FUCKING YEAR!!!

Par Shloé - Publié dans : Holland, Amsterdam, lalalalala - Communauté : communauté de l'âne Ô
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Jeudi 25 juin 2009
   

Tu auras, je suis sure, remarqué un petit changement de design du freelandz.
Je suppose que tu ne te demandes pas pourquoi, partant du principe qu'il y a très probablement une bonne raison a ces changements estivaux. Estivaux. Voila le mot. Je rentre de vacances et passerait donc l'été au pays polaire alors pour ne pas déprimer j'ai décidé de mettre du soleil dans ma vie.
Un blog aux couleurs des mers du sud, de la musique acidulée et la culotte sur la tête.

Bon été mon lapin!!!!!
Par Shloé - Publié dans : humeurs des jours - Communauté : communauté de l'âne Ô
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