Mardi 1 avril 2008
2
01
/04
/Avr
/2008
17:24
Par Shloe
-
Publié dans : viens pleurer avec moi...
0
Mardi 1 avril 2008
2
01
/04
/Avr
/2008
12:26
Par Shloe
-
Publié dans : humeurs des jours
0
Lundi 31 mars 2008
1
31
/03
/Mars
/2008
23:29
Si je veux quelque chose, en général je l'obtiens. Sauf en amour, là c'est plutôt le
contraire, d'ailleurs ça m'a super chiffoné quand, pour la première fois à 17 ans, j'ai voulu sortir avec machin comme je n'avais jamais eu envie de sortir avec personne, et que machin il a pas
voulu. A l'époque je trouvais qu'il avait super tort de pas vouloir de moi, que c'était scandaleux et qu'à sa place je me serais jeté dans mes bras. J'étais pas à sa place, et c'était bien dommage.
Je gardais face à lui une attitude raisonnable et gravait son nom sur toutes les tables de mon lycée dès qu'il avait le dos tourné. Ah ça, j'avais vraiment très très envie de sortir avec lui.
D'ailleurs c'était à ce moment là la chose que je désirais le plus au monde et après avoir passé 17 ans à avoir ce que je voulais simplement parce que je l'avais décidé, j'ai un peu déchanté, à
quoi servait d'avoir ce qu'on voulait quand on ne l'avait pas lui? Alors j'ai revu mes objectifs à la baisse, après tout, ça ne comptait pas, je n'étais pas la seule impliquée dans cette histoire
de coeur, j'avais fait de mon mieux pour ça, mais après tout il avait le droit de ne pas avoir envie de moi, bon okay, c'était scandaleux, mais pas punis par les lois (malheureusement.) . Alors
fermons cette courte paranthèse, quand je veux vraiment quelque chose, je l'ai, je ne vois pas comment il pourrait en être autrement.
J'ai la foi, c'est
inébranlable, jusqu'à maintenant. Et il y a ça...
Quand j'ai posé le premier point, c'était vague, j'avais six ou sept ans et je voulais faire chanteuse. Quelques milliers de virgules après, je voulais être animatrice radio. Des millions de
voyelles plus tard je voulais finallement devenir fumeuse de joints professionnelle. Les aspirations professionnelles ont évolué de manière inatendue, puisque je me suis retrouvée à faire
l'andouille dans un bureau plutôt que de pousser la chansonnette devant un publique en folie, archi sapée et raide défoncée, mais les phrases ont continué de s'enchainer et s'enchainent
encore. J'avais 12 ans quand j'ai posé le point final du premier, 14 pour me deuxième, 16 pour le troisième, 20 pour le dernier. Quand on me demande pourquoi, je ne sais pas répondre, quand on me
demande comment, c'est encore pire. Comme ça... Parce que euh... Enfin tu vois. Ce n'est même pas une passion, enfin , ça me plait, sinon je ne le ferais pas, mais c'est une évidence intérieure,
quelque chose sur lequelle je ne m'interroge pas. Jusqu'à l'année dernière, je n'envisageais même pas la chose comme une activité à part entière. Juste une issue, un détail qui aidait à la survie,
un échapatoir quand ça devient trop dur dehors. Des amis imaginaires, des enfants de papier, des rires, des pleurs, des souffrances et des joies qui n'étaient pas les miennes, un monde entier à
inventer et à observer. Mon ailleurs.
Mes ailleurs. Damien, Gaspard, Ulysse, Corentin et les autres... des lignes qui s'étendaient sur des centaines de pages à faire lire aux copains. Une espérance aussi, un jour je serai publiée,
obligé, mais ça ne serait certainement pas mon métier. Et puis je suis arrivée là, je ne veux plus être chanteuse, ni même fumeuse de joints, je ne veux pas rester au téléphone, mais je continue
d'enchaîner les mots, les articles et les histoires.
Et ce rêve de publication se fait plus fort, et pour la première fois je me dis qu'il y a peu de chances pour que cela se produise. J'en ai très envie, j'ai très peur aussi, mais je ne conçois pas
les choses autrement. Je sais juste que pour cinq cent personnes qui se disent qu'elles ne conçoivent pas les choses autrement, il y en aura à peine une qui aura sa chance. Je sais que j'écris pour
une vie meilleure, pour une vie supportable, pour m'élever, pour rêver encore, et que rester seule dans ma chambre, à vie, ce serait une totale perte de crédit. (et j'achève sur cette rime
transcendante.)
Par Shloe
-
Publié dans : viens pleurer avec moi...
0
Mardi 25 mars 2008
2
25
/03
/Mars
/2008
19:28
La seule chose que je peux reprocher au travail, c'est
que justement il faut y travailler. Le reste j'adore. J'adore faire des pauses cigarettes, j'adore rigoler avec les collègues et j'adore baffrer des gateaux devant l'ordinateur.
Malheureusement pour moi, il paraît que ce que je viens de vous citer est LE bonus, pour te stimuler encore plus et t'injecter du dynamisme. Personellement ça me chagrine et ça remet en
cause toute ma philosophie comme quoi le travail c'est bon pour la santé.
Je ne vois pas très bien en quoi le fait de passer 80 appels par jours pour poser TOUJOURS les mêmes questions aux gens, c'est bon pour ma santé. Donc, comme je suis vraiment à l'écoute de mon
corps - c'est important pour mon épanouissement personnel. - j'essaye d'en faire le moins possible, tout en ayant - c'est là que réside l'ultime tenant de cet article - l'air d'être extrèmement
active.
Donc, premier point, il faut avoir l'air tres occupé. Ce n'est pas une découverte me direz vous. On n'a effectivement jamais mieux trouvé pour planquer son inactivitée, que de faire le
débordé. Ceci dit, vous remarquerez bien vite que ce qui fait la différence de ma méthode, c'est sa subtilité.
En effet, quel est le premier réflexe du glandeur qui se noie dans une goûte d'eau? En faire des tonnes.
Et voila qu'il soupire à quel point qu'il est débordé, qu'il en peut plus et qu'il transpire, et que c'est trop, et qu'il soule tout le monde avec son boulot, et qu'il a le cheveux épart et que
tout l'étage veut y fiche des coups.
Erreur de noobs, cette méthode n'à que des inconvénients, et de taille, d'une part tout le monde vous déteste, parce que vous n'arrêtez pas de geindre, d'autre part à force d'entendre vos
gémissements les collègues ont fini par s'interroger sur votre charge de travail et vous ont trouvé très con quand ils ont réalisé que vous ne foutiez rien. Alors maintenant que votre
chef n'arrête plus de vous engueuler et de vous traiter de bon à rien, je vous conseille de démissionner et de retrouver illico un nouveau travail où vous pourrez tout reprendre de 0.
9h30 : arrivée allumage du poste, tour des bureaux, grand bonjour souriant. TRES important, laisser nonchalament dépasser une pochette en carton format A4 de votre sac à main, ça
fait dossier à rendre, ça fait travail à la maison, ça fait implication, ça fait bien.
10h00: Consultation de la boite mail + réponses aux mails. Bien évidemment vous aurez transmis votre adresse mail professionnelle à tous vos contacts privés, ainsi quand un chef
passera il verra le logo de son entreprise sur l'écran et ne pourra que s'enchanter de votre rigueur.
Petite astuce pour les fans de messenger, sur une page mozilla Fire Fox ouvrez deux onglets, un pour la boite mail de la société, un deuxième pour le messenger en ligne :
http://www.meebo.com
; efficace et discret.
Puis après les mails je suggère une petite pause sur www.viedemerde.fr ; c'est rapide, il ne faut pas écrire.
10h30: Installez un petit miroir sur le côté droit de votre écran, par exemple un miroir de poche en deux parties, une qui servira de base et l'autre qui servira de rétroviseur, vous verrez
ainsi les chefs arriver et aurez le temps de recliquer sur la page mail.
10h45: Ouverture d'une page excel déjà existente: Quand un intru débarque, immédiatement alertée par votre petit rétroviseur, ouvrez là et prenez l'air absorbé. Quand le chef arrive, faites lui un
petit sourire occupé. Le sourire est très important, ça fait "heureux d'être là" donc "productif" donc "dynamique" donc "parfait".
11h00: Normalement à cette heure ci, vous avez fini de lire les commentaires sur www.viedemerde.com et il est temps d'aller prendre une pause cigarette. Pas besoin de se presser, échangez sur
l'entreprise avec vos collègues présents, ne parlez pas de votre boulot en général, contentez vous de distiller quelques anecdotes. "La meuf au téléphone ce matin..." écoutez les autres se
plaindre d'un air compatissant mais pas compréhensif, n'en rajoutez pas "moi c'est pire.". Les gens épanouis n'ont pas besoin de parler .
Observez bien vos camarades de pause, au moment où le dernier a fumé sa dernière latte de cigarette, anticipez et dites "Bon, j'y retourne." sous entendu : "Je suis sérieux et très occupé, je
n'ai pas que ça à faire de prendre des pauses." Bien évidemment tout le monde va vous suivre, épatés par ce travailleur souriant mais néanmoins si efficace et rigoureux.
11h30: Là il est temps de s'y mettre, durant cette heure je ne vais rien pouvoir pour vous.
12h30: Pause déjeuner. L'astuce consiste ici à rester sur son ordinateur à faire autre chose. On vous voit sur des blogs ou des forums? Peu importe " Je suis en pause déjeuner,
mais mon ordinateur personnel est cassé et j'ai des infos à chercher sur le net pour ma petite soeur qui doit rendre un exposé qui va compter pour son bac et..." le chef est
déjà parti. Il s'en fout de votre soeur.
A 13 heures allez vous en, et ne revenez qu'à 13 heures 55 "j'ai quitté mon poste à 13 heures. - Oh quel zèle ! Au moins lui ne bave pas sur sa pause,
d'ailleurs il a même 5 minutes d'avances."
13h55 : Un petit café.
14h10: Vous avez essayé de joindre des gens entre 11h30 et 12h30, et comme vous n'êtes pas le seul à glander, il y a plein de monde que vous n'avez pas réussi à avoir en ligne. Là il faut les
rappeler.
14h45: Mails. + msn.
15h: Réouverture d'Excell, et création d'un tableau, visant à classer les informations recueillies plus tôt dans la journée.
15h10: Pause pipi, sortir la pochette en carton de son sac, et se trimballer avec sous le bras, retourner dans le coin cuisine, se servir un coca, toujours avec la pochette, sourire et régaller
d'une petite blague les présents, puis demander l'air un peu inquiet " Il est vachement lent pack office aujourd'hui, chez vous aussi?". Chez eux aussi.
15h20: Redémarrage de l'ordinateur : Pack office est vachement lent.
15h30: Pause cigarette. 7 minutes maximum. Soyez affable et rieur, mais remontez avant tout le monde.
15h37: Rappels.
16h00: Oh tiens tout le bureau est regroupé autour du PC de Lucas, c'est la nouvelle vidéo de Sarkozi en train de traiter Carla Bruni de trainée. Exclusif!
16h20: Quel glandeur ce Lucas!
16h25: Attend Lucas, viens voir ce qu'on m'a envoyé, c'est Sarkozy aux Seychelles avec un coup de soleil sur les fesses. - Quand on quitte son ordinateur, même momentanément, on s'assure qu'aucune
page web ne reste affiché, par contre on ne ferme jamais Excell. Jamais. C'est une règle inaliénable. Comme ça, ce branleur de Lucas dira à ses collègues que derrière votre sérieux (je me
demande comment elle fait pour utiliser aussi bien excell, elle devrait le mettre dans son CV) c'est une rigolote ( Franchement sa vidéo du cul de Sarko, trop fort...)
16h45: Relecture des infos collectées, rappels tardifs.
17h00 : Le truc relou dans les entreprises c'est qu'après 17 heures plus personne n'est joignable. A demain les amis!
Par Shloe
-
Publié dans : Chloé contre le monde entier
0
Mardi 25 mars 2008
2
25
/03
/Mars
/2008
17:07
Mes chachas, mes poussins, mes petites fleurs, mes
pépettes, je vous salue bien bas et vous souhaite la bienvenue sur ce blog qui, je l'espere ne manquera pas de vous occuper et de vous faire passer le temps. Puisqu'entre nous, la est sa
vocation. Pas de véritable dénonciation, ni de coups de sang, juste un joyeux bordel mixant ma vie, des articles, des nouvelles de temps en temps, des extraits de mon livre, des liens, des
billets d'humeur. UN BLOG QUOI.
Bonne visite.
Chloé
Par Shloe
0