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Que veux tu que je te dise? C'est un blog pour les gens qui seraient au travail et qui voudraient se distraire (je parle au conditionnel, les gens en France, c'est bien connu ils sont sérieux.) et puis pour les autres...
Attends que je t'explique: Le réveil a sonné, il était un truc genre 7h00 ou 7h05,
bref c'était indécent.
J'ai déja confié ici mon souci chronique de sommeil dont le quota a impérativement besoin d'être respecté sous peine de ressembler a un Zombie pour le restant de la journée.
D'ailleurs, a ce propos, j'ai une petite suggestion a faire a mes lecteurs qui pourraient être tentés de consommer sur leur lieu de travail ce petit gateau délicieux confectionné avec de la
farine, des oeufs, du chocolat et cette petite verdure que l'on trouve un peu partout par chez moi : cette douceur - si tu es d'une nature rapidement épuisable ( mon pain quotidien, la nuit je
ne dors pas, je rêve...) - va certes t'ouvrir la perception un bon moment, mais arrivera toujours cet instant ou tes yeux se fermeront d'eux même et ou tu piqueras un roupillon ( Un vrai, avec le
petit ronflement délicat, le gentil filet de bale s'écoulant sur ton clavier, les paupieres frémissantes et les petits couinements.) tout bien, tout confortable, sur ton bureau.
Moi je peux me permettre, de toutes façons personne ne s'en rend compte et tout le monde s'en fou. (Te dire a quel point c'est dingue d'ambiance ici. )
Mais toi? Alors non, mon chéri, écoute Chloé et ne mange pas un gateau magique a ta pause du matin sous peine de devenir un aspirateur a Chips pendant quatre heures ( Ce qu'elles étaient
bonnes ces chips! Finement salées et grillées, légeres et croustillantes.) avant de tomber dans un profond sommeil qui pour l'occasion tient plus du coma que de l'assoupissement .
Donc bon, je te la refais, le réveil a sonné, il était un truc genre 7h00 ou 7h05, bref c'était indécent et ma nouvelle chambre me parlait.
Comme la robe quand je vais chez Horreur et Manipulation, et je t'ai déja raconté le chant des sirenes de ma déchéance personnelle. Le truc qui va forcémment t'entrainer vers le fond. Et apres ce
sera foutu pour ta pomme. J'ai freiné l'investissement textile, rapport a la pauvreté du territoire batave niveau frusques correctes et je pensait dorénavant être a l'abris de la mélopée
de l'objet qui sous couvert de me faire du bien ne souhaite que me voir plus bas que terre.
Et ma chambre tu aurais du l'entendre, et surtout la voir.
Elle est bien loin la cellule pénitenciere dans laquelle je vivotais dernierement: Grise et morne meublée seulement d'une chaise en plastique et d'un lit de fer,
dans-lequel-tu-peux-mettre-qu'un-seul-humain-pas-deux mais-c'est-fait-expres-les-visites-ne-sont-pas-autorisés-au-cachot.
A présent, la taille de l'habitacle est correcte, je veux dire on peut y rentrer a deux sans s'emboiter (et sans mauvais jeu de mot).
Je peux installer une personne sur un petit fauteuil et me mettre dans mon lit pour deviser, qu'il y a encore de la place.
Si on est audacieux on peut y faire entrer une troisieme personne, voir une quatrieme sans qu'aucun des êtres présents a ce moment la ne meurent étouffés. Sauf moi, a cause de l'émotion.
Il y a même, et ça c'est le summum du chouette même si ça n'a rien a voir avec ma phrase précédente, une etagere sur laquelle tronent des livres qui attendent d'être lus. Ouais je lis.
Tu l'auras compris, tout ça m'enchante.
Donc je te disais - avant de me perdre en divagations explicatives et descriptives - la chambre me parlait, et tu te doutes bien qu'elle ne me disait pas de me lever avant d'être en
retard et de me rendre sur mon lieu de travail (AHAHAHAHAHAHAH) dans la joie et la bonne humeur. Non le registre était plutot "Reste couchée ma Chloé d'amour, je sais que tu le veux et ce que tu
veux je le veux aussi car je t'aime. "
Personne ne m'a jamais parlé comme ça, avec autant d'amour et de douceur.
Chez moi quand on s'aime on prefere se vanner, se regarder en chien de faillence le regard flouté et douloureux ou s'enguirlander pendant des heures, vous dire si les déclarations d'amour de
la piaule qui me voulait pour elle toute la matînée m'ont toute retournée.
A ce moment la, et je vous le dit franchement c'est vraiment le moment M qui aurait pu changer ma journée d'aujourd'hui, je me suis demandée si, apres tout, cette nouvelle chambre avec qui
l'histoire démarrait sur les chapeaux de roues n'avait pas raison.
Je me suis donc mentalement refait ma journée de travail (AHAHAHAHAHAHAH) d'hier et ça donnait a peu pres ça: De 8h35 a 17h00: Dégustation de gateau au
beure pour éponger gueule de bois ( Biere au ponant, migraine au levant!) absorbtion massive de jus de pomme pour réhydratation apres la prise d'alcool de la veille suggérée plus haut. Ouverture
d'un bon polar. Evaluation des symptomes migraineux et fermeture du roman pour aller trainer un peu sur messenger des fois qu'il s'y passe un truc intéressant (Négatif) . Grande conversation
avec collegue de gauche sur le plaisir féminin, Grande conversation avec le collegue de droite sur mon opération pour devenir une femme (qu'est ce qu'on rigole!) retour vers mon collegue de gauche
pour savoir si, par hasard un client aurait appelé (ça n'est pas le cas) . Pause cigarette et absorbtion d'un muffin fourré a la verdure locale, retour sur internet a lire des articles et a
regarder des photos de gens que je ne connais pas, ne connaitrais jamais et dont je me moque completement. Visionnage de clips R'N'B commerciaux français du type Sheryfa Luna, Diam's et Shym.
Engueulade a ce propos avec contact Msn qui trouve que je déconne niveau musique. découverte extasiée des effets du gateau magique cité plus haut.
Absorbtion, mastiquage et avalage de chips en TRES GRANDE quantité, baignade dans la lumiere du soleil qui venait me chatouiller le front. Conversation avec mon voisin de gauche pour le
supplier d'aller me chercher d'autres chips au distributeur, car je n'arriverais jamais a faire les dix metres sans m'écrouler par terre de rire. Grosse marrade parce que le voisin
de droite imite Bob l'éponge a la perfection ( Je tiens a ouvrir une petite dédicace au fameux voisin, hollandais de son état, qui parle Français comme je parle Néerlandais, c'est a dire pas du
tout et avec qui, pourtant, je passe une grande partie de la journée a rire comme une bossue, pour de vrai. C'est beau, c'est enfant de la terre, c'est citoyen du monde, ça me la
coupe.)
Pause déjeuner et dégustation de clémentine et de croquettes. Retour en fanfare a l'étage, complêtement lessivée, entretien avec le collegue de gauche pour savoir si un client a appelé.
Non toujours pas. Réouverture du livre et mise en place d'une technique pour pouvoir faire une petite sieste tout en ayant l'air de lire.
Réveil brutal par voisin de droite essayant de me chatouiller. Imitation de personnes parlant au ralenti. Aprentissage mutuel de nos langues respectives ( Le collegue se trimballe partout en
scandant "Gros puceau!" - J'ai jugé que c'était l'expression la plus importante du dictionnaire a enseigner a un non francophone, quant a moi je n'ouvre plus la bouche que pour demander aux
gens de se la fermer s'il vous plait "Rot op Alstublieft!").
Consultation de sites internet pour m'assurer de la définition du mot abscon. Position assise sur la chaise a regarder le vide, rapport a la descente du gateau rigolo.
Conversation capillaire avec copine, toujours sur internet.
Consomation de cigarettes. Discussion philosophique via Messenger interne avec collegue. Conversation pas inintéressante bien que je doute avoir compris ne serait ce que la moitié des
informations que le gonze essayait de me transmettre.
Petit moment dansant avec le collegue de droite. Prise d'appel et gestion d'un email. Enfin. Puis retour a la maison en métro. 1 bonne heure de transport.
D'une maniere générale je déteste travailler, comme dirait Renaud "moi le boulot pour que j'y touche il me faudrait deux fois plus de doigts, comme quoi tu vois c'est pas gagné." et le boulot n'est
qu'un moyen comme un autre d'occuper les longues heures qui me séparent de mon retour a la maison. Et en me remémorant tous ces moments trépidants qui ont fait ma journée d'hier et feront celle
d'aujourd'hui ( sans le gateau, ce qui risque de rendre les choses un peu moins marrante) je te jure que j'ai eu de gros doutes quand a mon futur proche qui a mon sens s'inscrivait mieux sous cette
couette chaude a 7h00 ou 7h05, bref une heure indécente qu'assise devant mon ordinateur a faire... rien et a écrire des articles sur... rien. Car tu auras remarqué le peu de fond de mon billet
d'aujourd'hui. Le seul probleme c'est que je n'avais pas de crédit téléphonique pour informer mon chef de ma subite maladie et qu'en ne prévenant pas je risquais ENCORE de me faire virer (bien
insister sur le ENCORE).
Alors voila... Bon. Bref.
Laat me met rust alstublieft!