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Rocky Horror picture show

Mardi 23 juin 2009

 

 

Dans un état d'esprit hyper girl power j'ai décidé de rédiger cet article sur un coup de tête. J'y avais déjà réfléchi et trouvait l'idée marrante quoi qu'un peu spice girl spirit dans l'âme. Puis bon j'avais besoin de me détendre un peu aujourd'hui donc cet article est tombé à pic. Héhéhé...





Le male vient de quelque part. Toujours.


Moi je suis née a Paris, comme la plupart des filles que je connais. Ce que mes racines comptent de plus exotique est une grand mère Landaise qui parle avec l'accent du midi. Parfois les gens qui n'ont rien de mieux a faire de leur soirée m'arrêtent dans la rue pour me demander si je suis Chinoise ou Russe. Je leur répond que non, ils insistent, mais non vraiment pas, désolée.


Le male, lui, vient toujours d'ailleurs. Je veux dire que même si il est né a Châlon sur Saône il vient d'ailleurs.
Il a toujours dans le sang ce petit quelque chose d'exotique: des origines orientale, des ascendants grecs, une longue lignée d'ancètres Italiens dont il a hérité ce regard noir. D'accord ses yeux sont bleus, mais si tu regardes vraiment bien, tu vois qu'ils sont un peu noirs quand même. Et attention! Observe derrière sa cuisse! Tu remarques une tache de naissance qu'il tient de son arrière arrière arrière grand père, un esclave mi Inuit mi Martien qui labourait les champs de coton Babyloniens.


Le male est un mauvais garçon.


Au lycée je jouissait d'une réputation de Rebelle quasi délinquante parcequ'une fois, alors que mes camarades tentaient d'élire sérieusement nos délégués de classe, j'avais écrit le nom d'un des personnages de Bob l'éponge sur mon buletin plutot que le prénom d'un des représentants présumés.


Le male, lui, est Rebelle pour de vrai. Il a passé beaucoup de temps en garde a vue, puis en prison ou en TIG d'où il revient fièrement, brandissant des photos de lui en uniforme rayé de circonstances.

Par exemple le male adore conduire ivre ou sans permis, souvent les deux. Alors forcémment quand il croise la gendarmerie Nationale, c'est l'occasion de sa vie de montrer au monde entier - réunis cette nuit pour l'occasion, à 3h17 du matin sur la nationale A15 reliant Dax Et Moliet - à quel point c'est un hors la loi dangereux mais respectable.

Il faut dire que depuis l'enfance le male est habitué a vivre comme un délinquant: à 7 ans il bourre la boite aux lettres des voisins de pétards, à 12 ans il brûle la caserne des pompiers voisine au Napalm pour voir ce que ça fait (beaucoup de fumée noire et dense) et à 17 ans il déclare que le préservatif ne passera plus par lui car de toutes façons il n'arrive jamais rien aux braves.



Le male va bientot mourir.


Nous les filles avons été élevé dans le principe de jérémiades permanentes nettement favorisé par cet évènement mensuel qui, non content de nous provoquer une hémoragie constante, rend perplexe voir carrément suspicieux l'autre moitié de la planète qui se demande quel démon nous abritons pour saigner autant sans mourir. Pendant la petite semaine que dure la chose nous sommes inmanquablement en proie a des bouffées de chaleurs, des sautes d'humeurs et des douleurs abdominales qui sans être mortelles nous laissent un peu... tendues.

 


Le male, lui, va encore mourir. Sa souffrance atteint des sommets rarement, que dis je rarement, jamais, oui jamais égalés. L'hémoragie externe au niveau de son pouce aura raison de lui sous peu. En attendant il est pale et éperdu, secouant misérablement le doigt au dessus de l'évier dans lequel il faisait la vaisselle avant de casser le verre.
Moi je rigole un peu. Une seconde le doigt en l'air et tout ira bien. Le garçon m'en veut énormément de ne pas saisir à quel point il  a mal. Si il ne se concentrait pas si fort pour ne pas tourner de l'oeil (il sait que si il ferme les yeux maintenant il ne se réveillera pas, alors il doit résister) il m'insulterait probablement.
Au bout de quelques heures l'homme se rassure un peu et comprend que, même s'il n'est pas passé loin du long tunnel avec la lumière au bout, il aura peut être la vie sauve cette fois ci. Alors il se repose et – tout en réclamant à la femelle qui passe par là du coca et des gateaux, le sucre étant nécessaire dans le processus de reconstruction sanguine.- décommande le prêtre qui devait venir lui accorder l'extrême onction.


Le male a une mère.


Quand j'étais petite mes parents m'ont nourrie, lavée, bordée et offerts quelques Barbies pour les occasions spéciales, et parfois juste pour le plaisir de faire plaisir. Cela m'a toujours semblé normal qu'ils agissent de la sorte puisqu'ils m'aimaient. Je ne suis pas ingrate, mon respect envers mes ainés est sans limite et l'admiration que j'ai pour ma mère frise parfois le ridicule, cela dit j'ai constaté récemment que pour bien grandir il fallait se détacher et vivre sa propre vie sans tenir compte des habitudes que l'on avait avant. Ce n'est pas mal puisque j'habite en colocation et que dans ses conditions je peux attendre très très longtemps, assise sur ma chaise devant une assiette vide, avant que quelqu'un m'apporte de la purée et du jambon.


Le male, lui, a eu une mère absolument extraordinaire qui répondait à tous ses besoins. Jusque là tout est normal. Une femme qui laisserait crever de faim une adorable créature de trois ans et deux mois serait un monstre de la pire espèce.
L'ennui c'est que bien souvent cette réponse systématique aux besoins se poursuit longtemps.
20 ans plus tard, le garçon regarde la fille avec un air d'incompréhension total parce que la jeune femme a déclaré que, non, elle n'avait pas envie, même pas un peu, de se relever pour aller y préparer un repas complet, équilibré mais savoureux. Là le garçon prend l'air de celui à qui on vient d'annoncer que le père Noel n'existe pas et t'explique – hyper sérieux- que quand il était petit sa mère lui faisait des tartines dès qu'il le réclamait car elle concidérait que laisser son fiston mourir de faim était une ignominie.

Ceci dit je voudrais tout de même ouvrir une paranthèse sur le garçon que j'ai rencontré récemment et qui m'a  proposé de, lui, me faire à dîner un de ces soirs. Ma mère a un avis la dessus: d'après elle j'ai arrêté de chercher mon père chez tous les crétins qui passaient a ma portée pour m'intéresser a des mecs bien. Qui me rappellent ma mère alors? Je n'y comprend plus rien. Mais je veux bien manger le jambon puré que ce garçon va me préparer.



Le male a un style vestimentaire bien a lui.


Je sais ce que je dois porter cette année pour avoir être lookée. Je ne me mouille pas vraiment puisque je lis les journaux ou tout est bien expliqué. Je sais grace à cela quelle couleur porter et ne pas porter, quels bijoux seront dans le vent et quel type de veste sera incontournable cette année. Munie de ces informations qui me tiennent lieux de gardes fous, je peux me bricoler un style qui a première vu aura l'air 100%  original mais qui aura trouvé son fondement, comme toutes les tenues de toutes mes consoeurs, dans les pages mode du dernier Glamour. La coiffure est étudiée pour paraître un peu décalée tout en restant mode, bref je suis de la pire espèce des copycat sans scrupules.

Le male, lui aussi, aime se vêtire de tout un tas de parures généralement représentative de  son idéologie de base. Un amateur de gangsta rap préfèrera probablement mourir plutot que de porter des news rock. Le métalleux pourrait probablement crever de porter un blouson de fourure imprimé dollars. Tu vois l'idée. Lorsque le garçon se donne a fond dans son rôle l'art de l'habit se décomplexifie. Le contraire est aussi vrai, sans être accro à un mouvement en particulier le mâle  a ses gouts propres et bien qu'ils soient parfois surprenants, ces dit gouts sont parfaitement assumé par un être humain qui a la conviction de détenir, ainsi apprêté, la classe ultime. Par mesure de sécurité je ne donnerai aucun exemple et me contenterait de me souvenir de certains détails rouges et bleus en lycra moulant qui m'ont valu de sublimes  "Mais comme ça ça fait ressortir mes muscles." et autres "Attends, tu rigoles mais ça m'a coûté super cher!"



J'ai lu quelques passages de cet article à mes deux collègues francophones qui se trouvent être des males. Je te laisse imaginer leur indignation totale. Ils ont considéré ensuite que ce genre de situations ne s'appliquaient qu'à une certaine catégorie de garçon et qu'eux n'étaient pas de ce genre là. Il s'agit de rire bien entendu, tous les hommes que je connais cuisine merveilleusement bien, ne se coupent jamais en faisant la vaisselle, s'habillent sobrement et savent se tenir tranquilles.

Par Shloé - Publié dans : Chloé contre le monde entier - Communauté : Vive le désordre !
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Commentaires

quelle horreur l'histoire des tartines
Commentaire n°1 posté par Valentin le 23/06/2009 à 22h07
Ceci dit, pour compenser, le male dont je parle a la fin de l'article a mis son projet a execution en me mitonant un plat de légumes et de poisson d'anthologie!
Commentaire n°2 posté par shloe le 25/06/2009 à 15h06
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