Plaisir d'écrire. Mon pote. J'écris mon pote histoire de rester dans un registre argotique et léger et éviter de plonger dans un puit de niaiserie sans fin.

Publié le par Shloé

Je te l'ai déja dit, ou suggéré ou peut être même raconté de long en large (Tu sais que quand je suis bourrée on ne m'arrête plus...) mais j'écris parce que je m'emmerde. J'écris comme je regarde Grey's anatomie, pour me distraire et switcher en un rien de temps entre un monde bof bof ( Pas tout le temps hein, mais bon tu as vu toi même comme il pleuvait ce matin) et un monde archi merdique, ou archi cool, ou archi compliqué.
Tu as compris, c'est le archi qui fait toute la différence. Dans un monde archi, avec des personnages archi et des situations archi tu ne t'emmerdes pas. Jamais. Et cette idée m'a beaucoup plu. N'étant malheureusement pas grande chirurgienne réputée pratiquant au Seattle Hospital, Dieu m'en préserve, il a fallut trouver un palliatif correct. Je me revendique comme faiseuse d'histoires, puisque tel est le cas. Mais ne crois pas que ca me plaise vraiment. Ca colle trop au personnage de givrée chronique que je véhicule. No surprises la dessous. Les originaux fêlés écrivent. C'est ainsi. Et ma foi pourquoi pas? Mais je dois t'avouer que la situation devient inquietante le jour ou la plume vient a te manquer quand elle ne carresse plus ta main ( Attendez deux secondes, je pleure un peu sur la beauté de ma métaphore. Ben t'imagines quoi toi? On est en 2009 mec, tu crois que je ne sais pas me servir d'un clavier ou quoi?) et quand le seul échapatoire qu'on trouve a une journée de merde, a une formation de merde, a une situation de merde, ou pas de merde d'ailleurs et c'est la que ca complique puisque ca devient récurent, c'est de saisir cette plume pour raconter je ne sais quelle histoire pas possible. Et que le simple fait de penser au moment ou tu attraperas ton clavier pour y taper les mots réussi a te tenir en vie, et mieux que ça, réussit a te garder sain d'esprit. Sacré galere mon tres cher, c'est moi qui te le dis.
Et puis quoi alors? Mais ça n'est pas la vraie vie, et cette jolie histoire que je te raconte ne se produira pas ou est déja terminée. Frustrant n'est ce pas? Oui certes et puis en même temps... Non, tellement pas.
Parce que soudain arrive l'état de grace. Celui ou plus rien n'a d'importance puisque tu l'as. Qu'est ce que tu as? Ca, c'est tout. C'est le moteur supreme. L'inspiration? L'excitation? La motivation? Oui voila, un concentré hyper puissant des trois coupé a deux ou trois autres trucs.
Voila c'est tout, tu as compris, ou pas. Peu importe.
Passe une bonne journée.
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